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‘MAISON DE POUPÉES’ _2026
Cette œuvre politique interroge la symbolique de la mort et les clichés qui lui sont associés. Qu’ils proviennent du jeu vidéo ou de la mode, ces clichés produisent, par un effet d’accumulation — ou de « scrolling » si l’on pense à leur diffusion sur écran — une mise à distance dramatique du sens même de la perte, de la disparition et de la souffrance qu’elle implique.
Le crâne, en tant que motif artistique, évoquait autrefois la mort, la maladie ou l’enfer, et occupait une place centrale dans les vanités. Aujourd’hui, il est devenu un mème commercial, symboliquement inoffensif, voire ludique et réjouissant.
L’œuvre s’inscrit dans ce processus de détérioration sytmbolique, qu’elle amplifie et déborde en adoptant un langage proche du Grand Macabre : grotesque, excessif et tapageur.
À la manière d’un jeu vidéo, la pièce pousse à l’extrême ce processus d’invalidation : le crâne n’est plus la mort. À la manière d’une intelligence artificielle, elle surjoue la destruction : le sang n’est plus la plaie. Le bombardement, un simple effet visuel.
Le cadavre, vu à l’écran, devient un objet stérile, vide de sens.
Et la vie elle-même, un algorithme réduit à l’assouvissement hystérique de notre part la plus égoïste et bestiale.
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Techniques mixtes sur aluminium / impressions en résine renforcée – 154 x 100 x 20cm
Chaque élément de sculpture a été modélisé sur Zbrush 2026.
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“DOLLHOUSE” _2026
This political work questions the symbolism of death and the clichés associated with it. Whether drawn from video games or fashion, these clichés create—through accumulation, or through “scrolling” when experienced on screens—a dramatic distancing from the very meaning of loss, disappearance, and the suffering it entails.
The skull, as an artistic motif, once evoked death, disease, and hell, and held a central place in “vanitas” imagery. Today, it has become a commercial meme, symbolically harmless, even playful and cheerful.
The work is part of this process of symbolic deterioration, which it amplifies and exceeds by adopting a language akin to the “Grand Macabre”: grotesque, excessive, and ostentatious.
Like a video game, the piece pushes this process of invalidation to an extreme: the skull is no longer death. Like an artificial intelligence, it overperforms destruction: blood is no longer a wound. Bombardment becomes a mere visual effect. The corpse, as seen on screen, becomes a sterile and meaningless object.
And life itself becomes an algorithm, reduced to the hysterical gratification of our most selfish and primal instincts.
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Mixed media on aluminum / reinforced resin prints — 154 × 100 × 20 cm
Each sculptural element was modeled in ZBrush 2026.